Aujourd’hui nous interviewons Denis Caviglia, photographe « humaniste » grâce à qui nous avons de beaux souvenirs qui retranscrivent avec justesse et émotion ce que nous avons vécu le 8 et le 17 novembre. Pour en savoir plus voici son site.

Amandine Lantelme (éLab) : Bonjour Denis, peux-tu présenter ton activité en quelques lignes ?

Denis Caviglia : Je suis photographe depuis de longue années. J’exerce mon métier dans trois activités différentes.
La première c’est la photographie de publicité. Je réalise des shootings publicitaires, des packshots et des catalogues pour des clients travaillant dans les industries cosmétiques, médicales, de modes, et agroalimentaires.


La deuxième, je travaille pour une agence de photo sur Paris (Hémis.fr), où je réalise des reportages sociaux en France, notamment dans les plus beaux villages de France. Mais aussi à l’étranger, en Scandinavie où j’ai réalisé notamment un reportage sur la transhumance des rennes, sur le parlement Lapon entres-autres. et au Moyen-Orient, notamment à Beyrouth où j’ai réalisé un  reportage sur les artisans du quartier de la diaspora arménienne de Bourj Hammoun.
Ces reportages sont distribués dans la presse nationale et internationale, Géo, Grands reportages, le Monde magazine, l’Express, Marianne, National Geographic…etc


La troisième, je suis aussi formateur. Je forme des amateurs à l’Art de la photographie, par des stages d’une journée,  d’un week-end ou des voyages photos notamment en Scandinavie et en Islande. Site dédié: www.modepaysage.com
Je forme aussi des professionnel de la photo à la prise de vue de studio et à l’éclairage, dans une résidence d’artiste à Saint-Raphaël, la résidence Terkane.

Amandine Lantelme (éLab) : En quoi essaies-tu de contribuer à l’amélioration du bien-être au travail ?


Denis Caviglia : Mon métier c’est le bien-être au travail !  Il n’y a pas de bon reportages sans créer un lien humain.
Pour moi c’est facile : j’aime les gens, quels qu’ils soient, et j’aime écouter ce qu’ils ont à me dire. Pour pouvoir les photographier, il faut un peu entrer dans leur intimité, et pour cela il faut que le rapport soit d’humain à humain, d’égal à égal, sans compétition, sans égocentrisme, sans préjugés, sans jugements, avec empathie.

Amandine Lantelme (éLab) : Comment souhaiterais-tu voir évoluer le monde du travail ?


Denis Caviglia : Je travaille beaucoup sur l’humain dans l’entreprise. Et je suis témoin des difficultés relationnelles entre les dirigeant et leurs salariés. Les uns et les autres sont dans un rapport souvent de rentabilité et de compétition, qui nuit à la relation humaine.

Je souhaite que l’humain sache faire la part des choses entre ce qui est nécessaire et ce qui est superflu. Le nécessaire c’est le bonheur entre tous. C’est aussi la qualité des rapports humains. C’est prendre en considération l’autre comme notre égal. Ce qui est superflu, c’est la compétition entre tous, les rapports d’autorité, la course effrénée à la rentabilité.

La seule rentabilité qui vaut, c’est notre capacité à vivre en harmonie ensemble sur cette Terre. Dans 100 ans l’ensemble des humains sur la Terre auront été remplacés par d’autres. Alors restons humbles et à l’écoute de l’autre. Le monde du travail doit donc évoluer dans un sens de collaboration et de partage d’expériences, car il est fait pour assurer le bonheur de chacun de nous, et non pas pour nous monter les uns contre les autres pour satisfaire des objectifs trop mercantiles.

Amandine Lantelme (éLab) : Pourquoi as-tu décidé de soutenir éLab ?


Denis Caviglia : J’ai décidé de soutenir éLab, car comme je vous le disais précédemment, je suis souvent témoin de ces difficultés relationnelles entre les membres d’une même société.
Je pense que les choses évoluent doucement, mais elles évoluent. Les prises de consciences sont lentes, mais elles arrivent. On n’est pas toujours perdants. Et le millimètre que l’on fait dans le bon sens, c’est toujours un millimètre de gagné.
éLab permet d’avancer, plus rapidement, et collectivement. C’est sans conteste une initiative qui éclaire, informe, et diffuse plus efficacement ces nouveaux modes relationnels, qui sont sans conteste l’avenir des relations dans les entreprises.

Nous remercions Denis pour ces beaux clichés et pour cette interview. Comme lui, nous sommes persuadés que les mentalités évoluent, et espérons avoir contribué à en accélérer un peu le rythme. 

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